Pour faire un bilan de cette période il faut se poser la question suivante : qu'est-ce qui marche mieux aujourd'hui qu'il y a deux ans? Rien d'évident, ni dans les domaines de la justice, de la santé, de l'éducation, ou de la recherche... Il semble que le choc de défiance ait succédé au “choc de confiance” décrété par Nicolas Sarkozy à ses débuts. Sur les six derniers mois le chômage a progressé de 60000 personnes par mois, la détaxation des heures supplémentaires n'y est pas étrangère. D'autant plus qu'elles contribuent un peu plus à vider les caisses, tout comme le paquet fiscal dénoncé par la gauche et remis en cause par de nombreuses personnalités de droite. Pouvoir d'achat en baisse, refus d'augmenter le SMIC, dans ce contexte la précarité explose, les manifestations se multiplient, la contestation gagne du terrain de façon inédite. Et qu'on ne mette pas ces chiffres sur le compte de la crise: elle a produit ses premiers effets sur l'économie réelle à l'automne 2008, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy avait déjà chuté. De plus, deux erreurs importantes ont été commises: un défaut de prévision et un plan de relance sous-dimensionné. Les deux sont liés d'ailleurs, car comment prendre la pleine mesure du problème quand Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, déclare le 21 août 2007 sur BFM: "Je pense qu'on a le gros de la crise derrière nous". Une telle sortie fait écho à la promesse de campagne du candidat Sarkozy de développer le crédit hypothécaire, celui-là même qui est un des facteurs de la crise des subprimes américaines. On attend toujours la réalisation des mesures contre les parachutes dorés : "Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes" (19/04/2007). Bientôt deux ans de pratiques détestables et toujours pas de loi. Pourtant l'actuel président n'a pas oublié de s'octroyer l'équivalent d'un "golden hello" peu après son élection : + 172 % d'augmentation de salaire et un budget de l'Élysée qui explose. Difficile à admettre par les temps qui courent. Tout n'est pas négatif cependant, on pourra citer les six mois de présidence européenne, mais on est vraiment loin de la portée historique du couple Mitterrand-Kohl. D'autant plus que la politique étrangère dans son ensemble est catastrophique: de la poignée de main de Bush à celle de Kadhafi, en passant par le retour dans l'OTAN, sans oublier la Françafrique qui persiste. Qui peut croire aujourd'hui que Nicolas Sarkozy va profondément réformer le capitalisme? Tout comme José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne sortante, il s'est fortement engagé contre l'ingérence de l'État dans l'économie et a vanté les mérites du modèle libéral. Plus grave encore, l'Organisation de Coopération et Développement Economique (OCDE) et le Fonds Monétaire International (FMI) ont montré que si la France s'en sortait mieux que ses voisins c'est grâce aux "stabilisateurs automatiques" plus développés chez nous: les dépenses sociales et minimas sociaux amortissent immédiatement la crise et l'emploi public important constitue un frein à la baisse de la consommation. Or ces "stabilisateurs" ont été systématiquement attaqués par Nicolas Sarkozy tout acquis à son idéologie libérale. Le temps est venu de sanctionner fermement une politique néfaste et inefficace.
<br />
La sécurité est un droit fondamental pour chaque citoyen.Si la politique sécuritaire de N Sarkozy était efficace nous le saurions. Celà fait 7 ans qu'à chaque scrutin , il nous assène le même discours excessif (" langage de vérité"selon certains).Mais que sont les faits?Un aveu d'échec patent dans une réalité aussi grave. <br />
la sarkozisme est (aussi) un obscurantisme, au service de la guerre de classes : "La délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale, mais simplement de l'attrait de l'argent facile", a-t-il asséné (28/05/09), "ne vous laissez pas intimider par la dictature des bons sentiments".
Et que dire de Barnier, qui c'est fait promettre une place de commissaire européen, et qui a mené un politique agricole libérale désastreuse, dont on voit les conséquences actuellement chez les producteurs laitiers du grand ouest.